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Sarah

Un blog! pourquoi? parce que des écrits qui ne sont pas lus, c'est dommage!

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Egalité des droits

Par Sarah :: 25/06/2012 à 13:39 :: blablaféministe
Egalité des droits  non mais vous croyez quoi 
égalité des droits au regard de quoi
Décadent, décadent. Une fois dedans, moi aussi je pourrai rejeter les décadents.
Courir après, m'assimiler
Si intégré j'peux exister
Nantis, nantis. On va quand même pas rester planqués parmi les nantis.
Pourquoi se réinventer un autre radeau quand on peut se pousser derrière le chefton en écartant un peu les parois du paquebot.
Avec mes pales papiers de blanc j'me fonds aux murs du bateau
les autres coulent, derrière, dans les tréfonds de l'océan
tant pis, y'a pas d'la place pour tous les manants
Faut bien q'y'en ai qui crèvent en sourdine pour flatter notre orgueil de couard

Egalité des droits non mais vous croyez quoi
égalité des droits mais pour qui dans quelle voie

Avoir le choix de pouvoir se marier
ça c'est un combat, de pouvoir avoir le choix, ça s'appelle l'égalité
« je ne veux pas me marier mais je veux pouvoir avoir le choix de me marier »
Vas-y répète, j'ai pas compris, pas capté ta logique, mais je pense t'as pas le temps de m'expliquer, ta logique tombe sous le sens
Va, rentre dans la danse, une alterno gaucho qui veut révolutionner c'est bien beau mais ça va pas nous avancer bien haut,
ni homme ni femme Zombie ils sont bien rigolos ces jeunots mais bon un peu de sério
déjà tout le monde ne jure que par cela l'égalité des droits, et faudrait encore leur expliquer,
z'avez qu'à lire, on a pas le temps, faites pas semblant de pas comprendre, normalisation des revendications,
et des trans qui se font castagner ? C pas la question, on ne parle pas de ça là,
des sans paps qui se font rembarrer ? Plus tard, dans la lutte y'a des priorités
des gouines qu'osent pas s'outer? les petits gais marchent fièrement devant, oubliant les sœurettes derrière coq au poing colons avides

La cellule binaire reproductrice, un repère de rêve, pourquoi nous autres lgbt s'en affranchir ?
C bien ce qui nous distingue, gouine, trans et pédés
Comme si ça pouvait nous ressembler, de faire exploser la cellule familiale
Comme si ça pouvait avoir du sens, de pas se retrouver assimilée à un ventre à féconder
Comme si on voulait s'échapper du piège de l'amour, comme seul repère d'existence-
se trouver d'autres possibles qu'une aliénation dans une cage, flambant le rose bonbon
Abolition du mariage ? S'arracher le pactole du CAC 40 plutôt que de picorer les baisses d'impôts des infortunés élus.

Egalité des droits mais pour qui dans quelle voie
égalité des droits parmi vous j'en veux pas

« Je ne veux pas me marier mais je veux pouvoir avoir le choix de me marier »
Tiens c marrant ça me fait penser aux mecs qui ne veulent pas aller aux marches féministes, non non ça les intéresse pas,
mais qui veulent pouvoir avoir le choix d'y aller ! J'assume mon sectarisme, j'veux vraiment pas avoir droit à la même réalité que toi,
j'aime pas les trompes l'oeil ça déforme la vue, l'ordre des valeurs et des priorités dans une vie. Parce que nos réalités sont différentes,
dans une hétéro-normativité oppressante jamais je serai ton égale alors j'veux même pas essayer ! Et viens me parler, viens
de ton pote sans paps' avec qui tu te maries, me parle pas de contre-argumentaire, on partage des mêmes choix par défaut dans une réalité borgne.
Ça m'empêche pas de crier mes idéaux qui planent au-dessus de ma tête à chaque instant de ma lutte !
Quand est-ce que tu comprendras que ta lutte de suiveur toute tracée elle étrangle ma rage à foison ?
Parce que, p'tetr t'y crois qu'une fois le droit au mariage on se rappellera des violences conjugales ?
L'APGL est juste derrière dans le coin pour rebondir au vol, la dernière pierre à l'édifice, que le tableau soit complet à vos étroites réalités.
Et viens pas me charger, que je suis une facho contre la parenté des gais et des lesbiennes,
dis-moi dans ton histoire c à quel moment qu'on crée de la solidarité à plusieurs, même dans nos chaumières ?
Dans le genre, les luttes prioritaires, une meuf qui crève tous les deux jours et demi sous les coups de son mari,
ça te parle pas ? T'as envie de ressembler à ça ? Arrête steuplait, de caresser ton p'tit cul dans le bon sens du poil avec le mal hors de ta portée
La violence de la cruelle normalité, elle frappe à ta porte, tu peux plus te détourner

Se raccrocher au symbole judéo-chrétien qui nous scelle les deux pieds liés sous la croix et la bannière- t'abuse, la bonne idée !
Courir au diapason derrière la première connerie lâchée, vous avez pensé avant de vous culbuter ?
Le devoir conjugal, nous aussi on y a droit ! Non si la nature m'a mise de côté j'tirerai la nappe d'laforteresse de mon côté,
j'renverserai à tort et à travers tous ces bouts de pied mêlés j'botterai en touche et me fouterai la tête dans le sable,
plutôt que de ressembler à vos gueules d'apôtres !
Parce que la réalité d'aujourd'hui c'est des gamines de 20 ans qui veulent se marier et avoir des enfants,
qui s'endettent déjà jusqu'aux dents parce qu'elles ont pas le temps de penser autrement, et q'ça me fait flipper !
Parce que dans cette course à cotiser jamais on se tourne du côté de son voisin pour lui serrer la main et chercher,
c quoi ensemble qui nous ferait un peu de bien ?
Parce qu'on faillit à chaque marche sur les routes de la solidarité, on a pas appris, plutôt que la compétitivité ?
Parce que l'égalité des sexes ça se passe comme, des bofs bobos qu'offrent leur bouquet aux meufs à la journée de la me-fa,
comme ça p'tetr bien qu'il se les taperaient, moi je joue pas dans cette cour-là !
Parce que l'homophobie est la première cause de mortalité des 12-25 ans, pour cause la virilité comme culte de la personnalité
a trouvé son ennemi public number one

Egalité des droits parmi vous j'en veux pas
égalité des droits vraiment très peu pour moi

La bonhomme

Par Sarah :: 02/05/2012 à 15:04 :: blablaféministe

Neutralité égalité

égalité neutralité


La bonhomme elle est neutre

elle traîne derrière elle tout le poids de la neutralité

l'idéal masculin, c'est sa neutralité qui l'emporte

parce qu'avec sa grande gueule qui mitonne, bouffe sa pizza et son cul sur le trône,

c'est toujours sa connerie qui neutralise et sa bonhomme qui ramasse

les blocs de miettes derrière

astique les chiottes encore

La neutralité phallocrate - pléonasme dans un monde de brutes


Neutre égalité -pas un oxymore pour deux sous

les mêmes dessous des mêmes bas-fonds

Neutralité égalité j'écris ton nom

2 remparts qui ricanent des mêmes penchants, au paroxysme de la maîtresse pensée, la démocratie claironne son nom et pique sous la table les insoumises qui redressent la tête

qui se prennent à prier à tue-tête


les mouettes croassent en toute bonhomie

Hypocrite marasme- Hippocrate de ta race- race d'

homme médecin blanc coq au poing levant dominant la femme à la blanche robe mariée au vent

les mouettes se rient

elles commentent, non sans ironie

Une liberté magique, de toucher les étoiles
une liberté magique, de frôler ce champ de blé
une liberté magique, de crever sur la chaussée


Trêve de démocratie !



neutralité égalité

Une même face d'une même médaille au chocolat 100% arabica sur le podium d'une démocratie en carton-pâte

piètre imposture d'une dramaturgie aux relents de torture

une complicité qui scelle la plus extrême des penchantes

idées, Vianès arbore fièrement l'égalité de tes fesses et le neutre majuscule, d'Aristote à Platon en passant par la croisée des fachos à la Fourest

engloutit égalitairement et pas seulement littéralement la bonhomme qui ramasse

les pavés de miettes derrière

astique les chiottes encore

ordures triées

bavures essuyées

coups cicatrisent

heures de torpeurs silencieuses

la couche de virilité neutralise

et s'immisce par les pores des femelles alignées

en batterie- de la jupe trop courte

à la casquette athlétique

la mère infidèle

la grosse aux bourrelets esthétiques- jamais neutres telles des poules qui conspirent afin de s'échapper du plat qui se mange froid ou chaud ou cru- oh là dégage pas touche tes grandes pâtes de boucher va te tâter les parties et laisse moi me lisser les ailes de l'air je suffoque ! Hors de cette boîte carrée, une chambre à moi pour écrire et m'exprimer, ils ne pourront plus jamais nous faire taire plus jamais

ramasser les blocs de miettes derrière

astiquer les chiottes encore

Neutralité- c'est l'hôpital  égalité- d'la charité, qui se fout

Et on fait quoi maintenant?

Par Sarah :: 19/01/2012 à 15:57 :: blablaféministe
Résidence slam, Lille, novembre 2011
réécriture avec refrain repris

Et on fait quoi maintenant ? On fait quoi maintenant ?
Les vides remplissent les cases qu’elle m’a laissées.
Je repars en début de trottoir, recommencer 2 points à la ligne, ouvrez les guillemets- retrouver le rythme les mots à agencer les activités qui me remplissent tout donner pour 3 soirées de théâtre par semaine,
Collectifs féministes marche non mixte à organiser,
Intervs contre l’hétérosexisme au lycée,
La danse- le corps pour ne pas oublier
Remplir blinder et oublier,
Elle a pleuré j’ai pleuré, elle est partie les vides remplissent les cases qu’elle m’a laissé, et on fait quoi maintenant ? On fait quoi maintenant ?
Repeinturlurer, les cases, les bordéliser
Tout un petit bout de vie qu’avait trouvé son équilibre
Mon océan une reine pour qui j’avais trouvé à exister
Le matin au réveil la petite cuillère dans le café tiède
Une petite pincée d’habitude qui me rassurait en vrai/
Là j’ai manqué un étage- je perds pieds. Le vertige m’a flanqué son poing en pleine bouille son poing en plein bide. Je suis livrée au jour sans lendemain, la page blanche qui me partage
Mon souvenir mes lubies mes heures rattrapées à recomposer
Mes heures volées à détraquer,  jveux pas,
Je savais tout juste que
C’était mon océan une reine elle est partie
J’ai tremblé, j’ai toujours voulu être chevalier, dans ses bras,
Et on fait quoi maintenant ? Et on fait quoi maintenant, j’ai pleuré.
Elle a ri, et pourquoi pas, que t’y croirais pas le rythme a repris, des instants à recomposer sans chercher à analyser
La patience la patience. Se laisser soulever par la fuite qu’a agitée le réveil ce matin, 1 2 3 balayé. + tard un sens. Dans les années mesurer le gouffre que sa veste oubliée nous a laissé. Urgence. Pas se laisser démonter pas se laisser démolir. Détruire. Lâcher crier pleurer. Recommencer toujours recommencer
Si un jour j’y croyais plus qu’est-ce qui m’aiderait ?
Et on fait quoi maintenant, et on fait quoi, maintenant.
Le souvenir le passé, sa lettre. Jvais quand même pas la brûler. Sa lettre dit des choses fausses. Mensonge. Voix du passé fixité immobilité- me laisse pas en paix. J’m’en vais rêver de lendemains plus heureux… ça va me rattraper. Youpla ! Baguette magique, jours heureux ! Vous en conviendrez je suis pleine de bonne volonté. Ça marche pas.
Alors… on fait quoi…

Un raz de marée en quarantaine

Par Sarah :: 23/09/2011 à 3:10 :: blablaféministe

Un raz de marée en quarantaine  ça nous sifflera le parfum de l’espoir

Un raz de marée en quarantaine  ça nous sifflera le parfum de l’aurore

Casque rose en charantaises,

Je débarque et j'pose là ma casquette écossaise.

Partir de la bonne zapatilla pour agrémenter la bonne cadence

Au rythme enfiévré abîmé . qui s’écoute là

Là par devant le hola posé là la poursuite, halte là !

Soldate, on t’a vu tourner par devant les ruelles, sur tous les mauvais recoins noirs, de fiévreur entretenue

Soldate, tu nous as fait des demies-rondes foirées et rétamées avant le début de la belle saison,

On voit bien où qt’as la tête et le cœur, soldate ! tu t’es trompée ton service n’est pas le nôtre, c’est en 2/2 que tu t’es retrouvée placée dans l’erreur et notre collimateur ! pour participer à la bonne chaleur t’as fourré ton nez ta mouise là où qu’on voulait q’ça soit clean et rose

t'as branché ton radar plein phare plutôt que de renifler si y'avait des relans à tes ardeurs

t'as crié Solidarité avec les femmes du monde entier,

quand tu testais sans discrétion leur point de limites désabusées

T’as cherché l’embrouille dans les rangs quand on voulait filer au vent

Tu faisais mine, toutes debout et t’es allée tâter les dessous

Alors franchement, à genou

Par ici on montre ses eins, si on les fait pas tâter à tout Byzance.

On d'mande, avant! un peu de prudence

et de convenance, seraient pas un mal

Subtilité, aromatisée de consentement et de respect

tout un poème; il te manque quelques rimes, tu rames encore

qu'est-ce tu trames, tu te rétames, si tu trébuchais pas sur l'autre dans le passage passes encore

C’est pas grave nous on est pas moral

On va juste te placer en gard ‘av, 48 heures fois quelques mois,

Ton châtiment sera le suivant,

Subir notre mépris et silence face à ton arrogance, t’arracher la repentance, t'oublier sous le poids et plier ta voiture pour Babylone citye. Soldate ! si tu veux rester membre de, las zapatillas et casque rose member, juste calme-toi et pose-toi.

Holà holà ! Je m’en vais vous dire tout mon fratras,

 

Un raz de marée en quarantaine  ça nous sifflera le parfum de l’espoir

Un raz de marée en quarantaine  ça nous sifflera le parfum de l’aurore

Estampillée de mon rythme foncedé

Je démarre dardar

Un pied devant l’autre- pas de traquenard

Je vous regarde en face, et vrille l’info au carré dans ze tiroir

Siffle les idées et me range au rendez-vous

Ainsi fait, le programme est élimé ne pas déroger

A la règle, je l’invente contraignante et sereine/ amusante et fidèle

J’en fais mon dada ma comptine, ma morale sans mal

Je trouve mon chemin de traverse, décadent sans litiges, horloge sans knocks

Ma note d'origine cisaillée anormée, sans tomber sans l’excès,

A vos oreilles je réponds saine et aux abois

J’écoute et écris un message sans chercher à en bouleverser les pages

Je regarde par le trou de serrure et en ressors la bonne clef de partage

A moitié flagada j’entends vérifier les troubles et les débats

Je me vois rencontrer de vive voix les désidératas / à défaut de croiser marches de crabe ;

Et veiller à tâter menue la prochaine cadence, orienter le tir, après volte-face, shoot droit. Soyez assurée qu’il ne vous revient pas, l’envoi fléché est orienté planté dans le pied droit du paternaliste Etat, et son non moins capitaliste bras droit ; le venin fait tituber, bien peu, le colosse : une flèche de plus, et on l’abat ! jm’en vais lui enfoncer l’orteil du bas

Tandis que toi  tu taillades ses veines roses resplendissantes, de l’empire blanc hétéro-raciste colonisant,

ensemble on les aura !

Le Parti siSexiste en ligne de mire, l'autre Hortefeux et ses sbires

Guéant surpasse le monstre à trois têtes

Féministes, gtp en furie et leurs alliées, on lâchera pas !

Psychiatrisées, racisées, invisibilisées, on vous compte dedans et pas encore reléguées au septième rang

Femmes voilées, putes, handicapées et autre tarées dégénérées de la sociétée

Nous  (nous ? je suis blanche classe moyenne bac +5), déchets de la société

 

Je me prends à vous l’avouer, mon chien d’ennemi reste le même que le tien.

Ne te trompe pas de cible tu perdrais une alliée dans le tas

Cultivons nos forces, et laisse-moi une chance allez copine

Agissons à petit pois, et fais-moi confiance, encore une fois- ôtons l’épine

Des trois petits pas, et serres-moi la pince, hein pourquoi pas?

 

Un raz de marée en quarantaine  ça nous sifflera le parfum de la rage

Un raz de marée en quarantaine  ça nous redonnera le branle-bas de courage

Et en reprenant le trottinage ça commence q’ça galope, q’ça galope !

Ça fout la gnac au train train ça encourage l’orée de la fin

L’orgueil en réceptacle, nous fait retomber d’un bon étage

Basculer par l’estrade, rattrapé par le bon sens de l’équilibre

J’y vais-je branche le son là et… holà touche pas là ! et, et,

Un raz de marée en quarantaine ça nous sifflera le parfum de la rage

Un raz de marée en quarantaine ça nous redonnera le branle-bas de courage

écriture consentement Dijon

Par Sarah :: 09/02/2011 à 23:58 :: blablaféministe

Me laisser casser me laisser cacher de lui.

J'ai dit non

chaque nuit je prends son poids une impasse physique une épreuve physique

j'ai dit non

chaque fois lui sur moi un passage physique 2 en 1 une réunion physique l'harmonie des corps l'acte divin éternel le pêché accouché le naturel sacrifié mon passage sacrifié ma vie ma respiration sacrifiée

j'ai dit non/ une seconde un instant 10 minutes 20 minutes. 10 ans 20 ans



Ce merdeux n'est pas plus fort que moi et mes ciseaux de doigt ne pourront lui couper la bite

son phallus sur la table

son phallus entre mon sommeil/ dans l'obscurité à l'entrée de cette chambre, la menace et passer, c'est pas pire/

c'est dans sa jouissance que je me reconnais comme femme

c'est dans sa jouissance que je m'écrase comme mère soumise

c'est sous son phallus que je le sers chaque jour en disant merci

et si une fois j'avais dit oui si j'avais soupiré si je m'étais caressée si je l'avais caressé si je l'avais mordu dans le cou si je lui avais giflé les fesses si je l'avais enjambé par-dessus si je l'avais fouetté attaché bandé les yeux non non j'ai dit non et je t'ai fait disparaître



la passe d'un soir j'apprends à reprendre le souffle avant que ça passe, reprendre son souffle avant de lui écarteler la gorge, attraper sa langue au bout de sa bouche puante agonisante dans sa branlette, va jouis dans ta mare...

Oh détruis-moi et laisse-moi maintenant

prends-toi une poupée gonflable/ domine donc les objets autour de toi

l'acte originel, l'union magique de 2 êtres créatrice de nos saints enfants mes deux bras crucifiés autour d'un berceau qui crie, un biberon que je te fous dans la gueule, mon sein d'amour mon lait de vie pour cet être/ mon corps au service.


Non, non, ou ma vie choisie? Par où ça commence? Comment je réinvente cet enfant de douleur en parcours de vie.


Non non non, je ne sais pas, et je lui crierai, encore 100 fois non, de ce coma je me sors. De tout ce puritanisme intériorisé j'ai été ensorcelée, avachie christianisée, soumise éreintée et comme la voix du gouffre, petite se fait soudaine bruyante, comme la vie coule à flot dans les veines, toujours la plaie esquintée se cicatrise et trouve la voie de se raffermir/ et la foie de brandir la gorge déployée, plus loin qu'il a brandi son phallus

et la foie de castrer sa virilité

et la joie de me toucher le clito comme il n'y a jamais pensé, amen.

Le briser, le briser, ta force ne pourra plus m'atteindre.

Le caresser le toucher appuyer, faire jaillir la force comprimée en dedans, ne sait pas par où s'exprimer, dans quel sens branler la tranchée, en jouer/ en rire en jouir.

Je ne sais pas si je saurai en jouir, de le briser/ me punir de pleurer sous le poids de cette oppression accumulée pendant des années, comment espérer recouvrir un semblant d'autonomie de plaisir. La voix dans le puits crie non, c'est tout ce qu'il faut suivre.

Le fuir, c'est tout ce qu'il faut s'écrier et rejaillir.


billes de mes nuits

Par Sarah :: 23/11/2010 à 16:47 :: emotion inflamable

Billes de mes nuits/ billes s'entrechoquent  clique clac  clac clic

chaque bille croisée/ dix billes croisées/ dix mille entrechoquées

un pouce  Tom pouce  10000 pousses brassées

un chemin s'achemine en croisement de chaussée

à petits petons marche sur le gazon tombe en chemin de croisée

départ de croisade lancée de cheminée rond de fumée s'échappent

de mes narines fumées de mes narines fumeuses elles ruminent en apnée

besoin de s'échapper besoin de s'isoler pour la prochaine halte.


imposé stagnant fuyant imposant trouvez le pas

le repos soldat pour marquer le pas y'a q ça ça le fera.

pis y'a qu'à soldat ça le fera pas y'a qu'à y'a qu'à stagner

s'poser déserter battre le sentier sans se retourner

en criée chantier pousser le pavé fouiner retourner

plonger en apnée humer les allées y'a rien à perdre

huiler les crispations rouages dessérés faut s'aérer

retirer les apparats lumer les bougies pour s'éclairer

deviner les mélanges contourner les voix d'anges on s'y mélange

rage ôh dans le désespoir de ces mines trempées la sueur fait tâche d'ombre

sombres destins imposés pour ces dérapés qui se castagnent le crâne

à crier famine à faire tâche d'huile sur le sol pas de bol

Camisole de force lâchez chiens féroces  faut q'ça impose!

Pour cette vie morose faut q'ça teinte rose q'les tâches brunes décolorent

perdent leur bonne odeur aille jeter leur sort ailleurs dans le décor

Confrontée à cela je jette tout bas mon désarroi

compte jusque 1,2,3, tourne ma langue sept fois fais de mes 10 doigts

une tambouille fantastique un manège artistique et ça s'arrète là

une bonne tâche d'ange un gratin étrange  laissez la magie là

un parfum d'ébats une piste au chocolat mais voilà, ça nous sauvera pas

trois pas cadencés la tête désorientée je vous guide par là

suivez la mêlée et comptez tout bas, vous trouvez le repos soldat  (*2)

 

Aux poids des années ajoutons tout rond, à la sueur de son front

saccageante hurlante la bonhomme aphone ravale ses essuis-tout

ramasse son chagrin replie le tablier et rempile au grain

elle son savoir-faire elle l'empile au vent qu'elle enfile dans son panier brun

compte les branchages graines tâches d'arbres une lueur aux couleurs sablées

ensablées mêlées chassées attrapées relâchées dans les courants d'vent

soufflées désespoir de la lune on espère retrouver la lumière

Corps 3

Par Sarah :: 07/11/2010 à 13:23 :: emotion inflamable
Mon corps tremblant
mon corps bégayant
mon corps hésitant
mon corps tartinant de droite à gauche
mon corps s'égarant
mon corps tâtonnant
mon corps hachant
mon corps clignotant
mon corps titubant
mon corps boitant
mon corps s'alarmant
mon corps soupirant
mon corps fuyant
mon corps déconnant
mon corps ratant
mon corps trébuchant
mon corps pointillant
mon corps sursautant
mon corps zigzaguant
mon corps rebondissant
mon corps tressaillant
mon corps vrombissant
mon corps ronronnant
mon corps tressautant
mon corps se tordant
corps sous pression cadenassé je n'ai pas de voie de résoudre je contiens mais j'en peux plus de déplacer ce NŒUD la marionnette tous les fils s'emmêlent marionnettiste se gratte le cul perdu les manettes
mon corps trépignant
mon corps harassant
mon corps débordant
mon corps étourdissant
mon corps instabilisant
mon corps en érection
mon corps en détention
mon corps en traction
mon corps en core

04/11/10

Par Sarah :: 07/11/2010 à 13:21 :: Général
Elle était là c'était simple. Comme dans la vie que quelqu'une est là comme elle pourrait être ailleurs. Papi il pourrait pas être là comme dans la mort.

Eté 2010

Par Sarah :: 14/08/2010 à 12:30 :: emotion inflamable
Une liberté magique, de toucher les étoiles
une liberté magique, de frôler ce champ de blé
une liberté magique, de crever sur la chaussée

Eté 2010

Par Sarah :: 14/08/2010 à 12:24 :: emotion inflamable
Elle ment!
Sacrilège
Une vendue
l'écoutez pas
Sorcière
Misérable perverse
misandre
Elle ment!
                une tordue
                une malhonnête
                une perdue
                une vaurien
évitez-la
laissez la
secouez la
sacrifiez-la
pendez-la        pendez-moi
Elle ment
       détruisez moi     mutilez-moi
       sectionnez-moi  clouez-moi
       assistez-moi      déracinez-moi
       agenouillez-moi pourrissez-moi
Elle ment
elle s'éparpille sans queue ni tête
"c'est cyclique" je le savais!
Rien, rien ne devrait arriver à son oreille

Eté 2010

Par Sarah :: 14/08/2010 à 12:23 :: emotion inflamable
Oh je le veux, je le veux, ce ciel j'vais me planquer dedans

humeur

Par Sarah :: 13/08/2010 à 22:34 :: Général
et quand tu te dis que la seule manière que t'as d'arranger les autres, c'est de disparaître, tu recherches une certaine dose de sérénité pour prendre ça avec désinvolture, que la vie t'a pas trop aidé à construire.

Pratique

Par Sarah :: 27/07/2010 à 22:15 :: desnamoureuse

2009

Elle dit, je me demande, s'embrasser
elle dit, d'accord, on essaye.
elle dit, j'ai envie d'essayer, la pénétration
j'aimerais bien prendre mon pied aussi
elle dit j'aimerais bien te faire jouir.
elle dit un doigt elle sent rien c'est tout visqueux là-dedans, mouillé, ça glisse.
elle dit tu vas voir j'ai un sexe bizarre
on se déshabille peut-être?
j'aimerais bien faire des jeux j'aime mieux les jeux (on se pousse par les pieds)
qu'est-ce qu'il a ton sexe? il est normal il a rien de particulier. si il est particulier c'est ton sexe.
-en fait ton sexe il est pareil. c'est mes lèvres elles sont grosses, mais en fait non.
elle me dit, le clito j'aime pas -c'est trop sensible. je fais autour.
-j'aime pas faut dire ce que j'aime, ce que t'aime. c'est compliqué
-tu fais ta blasée
-je sais pas quoi faire de toi
-faire ça pour s'occuper
y'a des moments c'est chiant d'écrire et même ce que je vis parait loin de moi. même le sexe parait ennuyant.


2008
ça y est je me suis masturbée encore hier sur mon lit avec du gel genre j'ai pris le temps, une main puis application, les deux mains, un doigt sur le clito, deux autres qui rentrent. le clito y'a un point tu passes ça te fait tressaillir, les jambes, c'est nerveux, à chaque fois que tu passes là. j'ai du mal à voir que c'est par cette voie là qu'on arrive à la jouissance.

Elle m'a dit une fois en me doigtant, mais t'es une hétéro Sarah, tu aimes dedans, pas le clito, putain, pendant qu'elle me baisait! je lui ai dit, tu peux pas dire autre chose pendant que tu me baises


2010
Me masturber à côté de l'autre. en général quand je demande, elle me dit que ça la dérange pas. alors oser, c'est moi qui me met un complexe, une honte là-dessus je sais pas pourquoi... faut dire que c'est tellement mieux quand c'est elle qui le fait. alors j'ai du mal à me laisser aller à ce plus grand plaisir, seule. ben oui j'ai honte, si elle elle est sur la réserve, de partir. je me retiens aussi, si elle se retient. et puis dans le sexe ça peut être bien et excitant, de guider l'autre, de se faire guider. pas toujours facile de voir la nuance, de sentir quand ça va être trop.

ueeh&co

Par Sarah :: 26/07/2010 à 22:58 :: Général
http://www.ueeh.net/temp/post/2010/05/04/UEEH-2010-%3A-Newsletter-1
http://www.bibliothequeantigone.org/
https://infokiosques.net/spip.php?article740
http://www.infokiosques.net/lire.php?id_article=659

anniv' papi

Par Sarah :: 17/07/2010 à 12:42 :: famille
Et bien moi je me suis retenue de vous signifier, comme bien d'autres l'ont fait avec empressement, 
l'allégresse que me procure la joie de
l'annonce d'un mignon attroupement champetre. Ouf, la bonne
année c'est passe mais est-ce que quelqu'un la
souhaite de Vienne, hein? Et bien c'est moi, mes
embrassades de Vienne.
Par ailleurs je ne sais si quelqu'un y verra une objection? Je pense
 transmettre la date de ces belles convenances a Barbara, dans la
suite de ses rencontres avec papi,
du documentaire.


ah, et je n'attends aucun bebe. vive 2010 alleluja une nouvelle décennie bouchee de surpopulation
je me range a la majorite representative, quant a la date, voir ci-dessous.
bisous
Sarah




ATTENTION LA DATE C'EST LE SAMEDI 19 JUIN (et pas le 22).
Bisoux
Marcel


d'une idée à un défilé

Par Sarah :: 17/07/2010 à 12:16 :: emotion inflamable
Ainsi soit-il
Pourtant ma venue est brève
  nous ne nous chevauchons qu'un instant
  nous ne nous entretenons qu'un instant
le tic tac me rattrape, ou qu'est-ce donc, qui me rattrape, que je te cherche donc?
un besoin entériné
qu'est-ce donc que je peux demander, quelle légitimité qui suis-je.
encore que, si elle s'en préoccupe un temps de moi j'en suis toute remuée, toute ettonée
que réclamerais-je encore de plus à son honneur, quand son honneur a bien trop à faire pour s'en soucier.
S'il vous plait, pourrions-nous prétendre à des termes amicaux?
je ne sais en quoi mon coeur me serre
  que nous sert-il, sur un plateau encore froid
thé froid, oeuf cru oscille avec coquille vide
vidée du jaune épicé, le blanc s'en fait donc tout seul. Et c'est comme, il manque de l'autre côté, alors quand bien même. s'en retourne tout seul. Chercherait bien dans quel sens se rebiffer. Mais s'en fait pour si peu que sait comment qul'a boule tourne. déboule. se saoûle. se foule. s'échauffe. se tôle. boum 
perd le nord de la cagoule. s'enfile les épines par l'annulaire. bref, tout foulé d'la rotule, s'en retourne bredouille. s'est filé un joint tordu par le bouchon échaudé. ça dégringole ça branquignole, ma brave dame, sans pluie ni saison on s'y retrouve, à c't'heure d'la nuit. c'est à daire, je m'y perd et j'm'y fout les pieds, j'patauge. c'est à dire, mon unique repère tourne boule sur son hémisphère
et c'est l'autre que je recherche. mais je sais pas et c'est toute la gorge qui clignote, mais je sais pas et c'est le portrait qui se fait menu; posé. Les moignons ballants se tordent. la moue grimaçante louche. et c'est tout en espace réduit, qu'on s'impose pas trop qu'on se la ramène pas trop. c'est du contenu dans le cantenant, de l'envers dans le dedans, trou colmaté  échafaudé
  c'est du pied plume pour laisser l'espace. air aussi léger qu'à son habitude laisser le poids de l'air aussi plomb plume qu'à son habitude, et surtout, que mes volatiles ne le disperse pas trop   un air bien fumant, certes, mais ne répandons pas mes propres excréments
si, si, j'assume, j'existe, juste que ça se propage pas trop!
juste ma présence en portrait épouvantail, ça ira? Faudrait pas trop secouer ce foutu bordel grondant, l'équilibre calcaire se maintient
l'équilibre précaire se détent déteint


Corps 2

Par Sarah :: 12/07/2010 à 13:16 :: emotion inflamable
Et l'autre qu'arrive, ça passe par ci ça passe par là, oupla! Un drôle de mélange toutes retournées on se confond/ ça m' touche ça t' touche, mais pourquoi faire? ah ah c'est une histoire, de chatouiller de gazouiller ça taquine ça nous amuse? je sais pas , à partir d'où, à partir de quand, ça la dépasse, ça me mine, que je l'écoute pas, ça me mine pas, je fonce dans le tas je retourne, je gratte pour nous mais ça, ça arrive et c'est plié, balancé, et c'est moi qui l'aie. Ca part de l'autre qu'arrive, qu'esqu'elle veut? ça repart nous traverse et j'en suis toute flagada, j'en suis toute assistada que son poing mon cou son corps, je nous broie dans une compote fermentée, je nous balance dans un torrent de pourquoi j'en chie d'la purée et toi tu t'en sors, à en oublier, qu'on avait commencé d'un pont, toi par ci l'autre par là
et qu'on avait pas tant chanté l'refrain, pour nous oublier
moi j'avais juste composé le premier couplet
tu m'as glissé le bâton de mouvement et j'ai dérapé par delà nos exceteras, j'en suis toute remuée t'en as fait les frais et tralala   t'en passes t'en passes et tu trépasses
j' me fache j' enrage je trashe j' me cache j' me détache
mais j' peux pas argh  et lâche-moi lèche-nous
                                       laisses-toi abats-nous



atelier d'écriture, thème le corps, juillet 2010, rencontre internationale et autogérée autour du contact improvisation et des politiques du corps

Corps

Par Sarah :: 12/07/2010 à 13:01 :: blablaféministe
Grand corps malade/ parle à cuicui ma tête est malade
Un accident est si vite arrivé, ma colonne ma vertèbre, nouée, todo cerrado
mais la rotule, le point de partage, un espèce de scaphandrier assermenté  découpé  des couches et des couches pour cacher pour recouvrir  tout de noir vêtu  tout de pâle vêtu
gris transparent  disparaît dans la toundra
chiffonne macère la peau
chiffon mirage silhouette  serré égorgé
conforme  non conforme  cherche à situer à correspondre
plaque d'immatriculation plaque d'identité  corps catalyseur de nos identités de nos tensions de nuestros deseos
corps cris chuchote à l'oreille  corps se défend et cris y se mueve en catimini crac crac
croupir congeler castagner corriger cacahueter tout ça dans mon corps
et qu'il t'en fout une, mon corps, et qu'il pue et sanglote, mon corps, mon corps c'est moi? c'est je?
C'est du pourri babos à cratte patta à bousculer à malaxer à chantonner à cajoler à retourner à piétonner à enfoncer à déboîter
Mais il dit non, non mon corps! et il dit encore, encore
et comment il s'exprime sans les mots il cherche.


atelier d'écriture, thème le corps, juillet 2010, rencontre internationale et autogérée autour du contact improvisation et des politiques du corps

Peut-être je peut-être tu

Par Sarah :: 12/07/2010 à 12:27 :: emotion inflamable
Peut-être je peut-être tu peut-être tu nous sabotes
Peut-être je peut-être tu peut-être tu nous sabotes
Et si un je vers un nous/ et tu casses tu cisailles
tu repousses au loin de ton moi
tu m'évinces au-delà de tes limites
et j'entends que tu me restreins là, ouille
limites transgressées, à un interstice donné- faut que j'atterrisse à trois demis-pieds sous terre
si bien que je minaude à côté
je ne m'encrasse pas pour si peu!
je tire le flanc par ailleurs, sotte, courbe l'échine
tellement que j'y pointerai ma clef de sol. J'annoncerais l'indicatif pour tendre la face ailleurs, mon sourire elle ne l'a qu'aux trois quart temps syndicale. une note tenue -acerbe
- son en faux ne se distingue pas nettement mais omniprésence,
donne la tonalité
En chuchotis, la limite assouplie tend à la courbe
le stop, la cassure en travers coupé m'esquinte aux tréfonds
je suis immunisée/ abîmée, les tissus nerveux se resserrent sur la cicatrice! je suis tendue ferme neuve! cognez! Métabolisme vacciné
C'est la fesse qui prend: rebondie
Fesse rieuse? Je ne sais quelle lame s'est fendue en mon corps
s'est fendue en mon sein, lui prend toujours aussi rond en sa main

Peut-être je peut-être tu peut-être tu nous sabotes
peut-être je peut-être tu peut-être tu nous sabotes
Mon sein fait sa mine aux babines de sel
tu me dis douce/ je te saisis en mon aisselle
tu me dis gamine/ tu me dis non femme/ tu me dis beaux seins
je te mange "mange-moi" je te mords "pas la langue" je te lèche "pas la langue" et 1 et 2, et 3 orgasmes "Oui, reste"
pas ce soir - ce soir ne veut pas. pas ce matin - suis pas du matin - ne veut pas de toi "-Viens. -Je sais pas comment faire avec toi" ma peau ta main ma main ton pied ma cuisse ma bouche ton nombril sous ton nombril ma langue ton sexe
"tu veux pas me prendre à la verticale?" Non non non!
C'est un non pour un nous, au loin et en pagaille!
Moi bafouée "pourquoi je te rejette je dois avoir une bonne raison" éparpillée
Elle est là ta raison elle est entière ta raison
c'est un nous incollable qui prend racine en terre de tranchée
Prend racine à promiscuité de ton oreiller/ contre Lulu le jaloux qui renifle
se trouve dispersé hors de ton repère
pfiou, évaporé, au-delà de nos repères. dilapidé nié dénigré!
Jeté en pâture aux rails grondantes du matin, dévorantes de temps
Pas de noms pour nous retenir, mots essoufflés de la veille, oubliés le matin gueule de bois; triste matin. faites l'amour le matin c'est plus frais. Paris 18°. Un peu d'air.
Peut-être tu? Peut-être tu nous sabotes?

Peu d'air frais du matin, c'est loin de nous que je trouve l'espace pour respirer.
je te néglige.
je t'absous.
tu m'uses.
j'en fais mon affaire.
j'endure, quelle peine?
j'en fais mon affaire
tu as saisi le dessein?
le sort en est jeté, tu as saisi l'entourloupe?
Et le rideau de fer nous broie et m'aveugle dans mon impuissance
C'est un voile plissé sur tes yeux que tu chiffonnes encore!
Un obstacle engorgé au bout de ta langue bouffe
Peut-être je te sabote
Peut-être je te sabote
Mais la traînée brûlante m'écrase. Pas une ronde pour faire deux pas de côtés tu m'as collée à ma place


2010, slam, inspiré par relation avec Sylvia

Hymne à papi

Par Sarah :: 12/07/2010 à 12:19 :: famille

Papi Oh papi !

 

Je regarde Papi qui s'endort sur le fauteuil et qui ne veut surtout pas aller dans son lit pour dormir. Une baisse dans le souffle, Vincent va vers lui pour le réveiller, heure de partir, quelques secondes d'immobilité, il ne se réveille pas ne respire pas… jusqu'au réveil, "quoi ?", il se lève d'un bond. Avec Vincent on évite un peu de se regarder, ça fait flipper, on l'a vu comme mort pendant quelques secondes.

C'était il y a 10 ans Papi t'es toujours là,

t'es frais comme un pinson.

Il y a 10 ans ( plus ou moins m'enfin datons après tout une année de plus ou de moins qu'est-ce que ça nous fait ? Hein papi, ça nous rajeunit pas tout ça !).

Y'a 10 ans t'étais venu me voir à Rennes, on avait couru entre le restau, le ciné et le tour dans le parc Thabor. Françoise avait tiré une tête de 3 mètres de long quand je lui avais dit le programme, du genre, tu veux le tuer ton grand-père ?

(Tu parles, et le jour où t'as oublié les clefs de l'appart du 14, tu nous as fait un beau coup de résistant, hop, t'es rentré par le fenêtre ! Même pas mort !)

Donc y'a 10 ans on était allés au ciné voir ce film de Woody Allen, Match Point, et tu avais repris à la fin le symbole de la balle de tennis, qui passe ou non le filet, comme illustration du hasard de ta vie, "et qu'est-ce qui fait qu'à 90 ans moi je suis toujours en vie ?", et à 100 ans, Papi, as-tu résolu l'énigme ? À se demander si un jour on choisit, cette longue histoire.

Papi tu dois pas être fait pour mourir.

 

Papi, à l'anniversaire de ses 90 ans : raconte qu'après la guerre il faisait de la randonnée en montagne avec des idées de suicide, et qu'il a eu une grande famille, "et nous en sommes très contents", Papi, j'aime Papi !

J'aime Papi quand il descend la falaise, y'a 10 ans en Crète (Barbara c'est quoi le nom ??) avec Antonin et Grégory, que tout le monde hallucine de le voir passer, une femme qui nous arrête au bout de… allez, 300 mètres, Papi, "qu'est-ce qu'elle veut cette bonne femme ?" Oui Papi tu les as faits les 300 mètres, aujourd'hui tu descendrais la falaise, qui en doute, qui ?

J'aime Papi qui n'aime pas comment les juifs sont montrés en Israël dans Tu n'aimeras point ; juif, papi, à quel point ?

J'aime (moins) Papi qui parle des soldats pendant la guerre qui allaient "s'amuser" avec les jeunes filles.

 

J'aime Papi quand il me demande, qu'est-ce qu'ils t'ont fait, les hommes ? Moi, j'ai pas choisi, lui, on peut toujours choisir. Et que tu me demandes pour les enfants, moi, on peut avoir des enfants autrement, lui, qui rit en douce, oui mais quand même, des moyens plus naturels. Toi, Papi, qui a eu des enfants parce que "ça t'a aidé à vivre". Ben Papi, si un jour j’ai des enfants j'espère que ça sera pour d'autres raisons. Mais Papi concluait avec indulgence, en Biélorussie, de « faire à ma fantaisie ». Et bien papi, je te retourne cette liberté, fais donc à ta fantaisie.

 

J'aime Papi qui auprès de Mme Salomon, la nouvelle rencontre de la famille, cite ma mère comme elle est nouvellement éducatrice spécialisée. (VAE, bravo maman !) Avant la référence c'était pour sa mauvaise mémoire et je t'ai jamais entendu raconter quand elle faisait des marionnettes. Alors, Papi, je travaille pas, j'ai un diplôme de psy (si, si, vous l'ignorez ?) et je veux faire du clown, à se demander de qui on tient ça !? Quels gènes, foutue nature.

J'aime Papi qui a voté toute sa vie Coco parce que, quand même, ils l'ont sauvé, un peu de reconnaissance. Moi je suis une pseudo anarco-féministe qui ne vote pas ou, ça dépend ; héritage politique ? Finalement, on serait plus des sentimentaux dans la famille.

 

Non Papi, je ne t'épargne pas, avoir des enfants c'est pas de tout repos, alors des petits-enfants! Qu'on ne t'ai pas aidé à vivre pour rien !

 

Papi Oh Papi, peut être que t'as été assez bête pour vous dénoncer pendant la guerre, mais t'es toujours là! Tu dois pas être fait pour mourir?

Mais Papi, qui souffle très fort sur son lit d'hôtel en Biélorussie, me rappelle au contraire qu'il n'est pas éternel.

Et si je ne veux pas entendre cela, je te demanderais plutôt, Quel est donc ton prochain voyage ?


2010, mort de papi le 26 avril

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